La pollution atmosphérique serait liée à la démence.

Publié le 7 Février 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pollution atmosphérique comme celle générée par les usines et les automobiles semble grandement augmenter le risque de démence, y compris de la maladie d’Alzheimer, selon des chercheurs californiens.

Les chercheurs de l’Université de la Californie du Sud (USC) ont constaté que les femmes qui habitent des secteurs où la concentration de particules ultrafines surpasse les normes de l’agence américaine de protection de l’environnement augmentent de 81 pour cent leur risque de déclin cognitif global et de 92 pour cent leur risque de démence, incluant la maladie d’Alzheimer.

Si leurs conclusions s’appliquent à la population générale, la pollution atmosphérique pourrait être responsable de 21 pour cent des cas de démence, selon l’étude.

L’effet néfaste était particulièrement marqué chez les femmes porteuses du gène APOE4, qui augmente le risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs ont également mené une expérience sur des souris pendant laquelle des femelles porteuses de ce gène ont été exposées de manière chronique à ce type de pollution atmosphérique pendant 15 semaines. Comparativement au groupe témoin, les femelles porteuses du gène ont accumulé 60 pour cent plus de plaque amyloïde, ces agglomérations toxiques qui accélèrent la progression de la maladie d’Alzheimer.

Quelque 48 millions de personnes souffrent de démence à travers le monde et près de huit millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, selon l’Organisation mondiale de la Santé.

Les particules microscopiques peuvent se loger au plus creux des poumons et causer des problèmes de santé chroniques.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical Translational Psychiatry.

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #santé

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