Les Canadiens d’âge mûr n’utilisent pas le condom

Publié le 4 Avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Canadiens âgés de 40 à 59 ans sont moins susceptibles d’utiliser des préservatifs que les plus jeunes générations, selon une nouvelle étude de l’Université de Guelph.

Soixante-cinq pour cent des répondants masculins de cette catégorie d’âge ont affirmé ne pas avoir utilisé de condom lors de leur dernière relation sexuelle, tandis que ce chiffre grimpe à 72 pour cent chez les femmes.

Les personnes interrogées incluent des gens mariés, divorcés, célibataires ou veufs.

Selon la coauteure de l’étude, Robin Milhausen, les raisons pour expliquer une diminution de l’usage du condom sont nombreuses, et la plupart sont purement logiques.

Les hommes plus âgés ont peur de la dysfonction érectile et vivent une anxiété face à la performance sexuelle, précise Mme Milhausen. Plusieurs d’entre eux craignent qu’un préservatif exacerbe des problèmes déjà existants, ajoute-t-elle.

 

 

 

Cependant, l’état matrimonial joue aussi un rôle majeur.

Les Canadiens qui redeviennent célibataires après un mariage ou une longue relation peuvent être réticents à utiliser des préservatifs ou à avoir des conversations sur des rapports sexuels sans risque avec de futurs partenaires, selon Mme Milhausen.

Fait intéressant, le risque est encore plus grand pour ceux et celles qui poursuivent des relations sérieuses.

«Plus vous êtes engagé (…), moins vous êtes susceptible d’utiliser un condom, mais l’amour et la confiance ne vous protègent pas contre la chlamydia», affirme la chercheuse.

Selon Mme Milhausen, de nombreuses études autres que la sienne indiquent que les taux d’infections transmissibles sexuellement sont en hausse chez les personnes plus âgées, ce qui justifie le besoin d’une plus grande vigilance.

La recherche, publiée dans le Canadian Journal of Human Sexuality, a été réalisée en ligne auprès de 2400 adultes.

L’Association de la recherche et de l’intelligence marketing affirme cependant que les sondages en ligne ne peuvent se voir attribuer une marge d’erreur, puisque les échantillons ne sont pas choisis aléatoirement.

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Amour et Sexualité

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article