Que faire avec un enfant difficile à table?

Publié le 24 Mai 2017

 

Que devrait-on faire avec un enfant qui fait la fine bouche quand vient l’heure des repas? À quel moment ça peut devenir problématique?

L’encourager en lui disant «encore deux bouchées» pour faire plaisir à papa, grand-maman ou ma tante? Lui dire de terminer ses légumes pour aller jouer dehors? Voilà des exemples de choses courantes qu’on ne devrait pas faire…

Les nutritionnistes insistent pour inviter un enfant à goûter à tous les aliments, sans lui mettre de pression, et d’éviter de jouer avec ses émotions pour arriver à nos fins. Sinon, on pourrait lui causer des problèmes d’anxiété en lien avec la nourriture.

De plus, on ne devrait pas se servir de la nourriture pour punir ou récompenser un enfant, surtout chez les 2 à 5 ans. Sans quoi ça peut brouiller les signaux de faim et nuire à sa relation avec les aliments long terme.

Donner l’exemple, pour que l’enfant vous imite; le faire participer à la préparation des aliments; lui présenter les aliments de façon ludique; lui permettre de se salir et l’encourager à utiliser des ustensiles sont quelques trucs pour aider l’enfant à apprécier la nourriture.

Ne surtout pas se décourager et persévérer à lui présenter des aliments qu’il n’aime pas, ou qu’il croit ne pas aimer! On dit qu’il faut parfois 10, 15, 20 expositions au même aliment, ou même plus, pour qu’il accepte de le mettre dans sa bouche…

Les experts recommandent également d’éviter les collations trop près des repas, ou encore d’avertir quelques minutes avant de passer à table que sera bientôt l’heure pour qu’il puisse se préparer. Une fois assis, évitez les distractions comme la télé ou les jouets.

Même si c’est souvent difficile, les parents ne devraient pas montrer d’émotions si l’enfant n’a pas touché à son assiette au bout d’une vingtaine de minutes. Il faudrait demeurer le plus neutre possible et simplement la lui retirer sans lui faire de reproches, ni de commentaires, et favoriser la notion de plaisir.

L’enfant ne se laissera pas non plus mourir de faim! S’il ne mange pas comme à l’habitude au cours d’un repas ou d’une journée, il finira par se reprendre et manger ce dont il a besoin sans pour autant nuire à sa croissance.

Si la variété n’est pas au rendez-vous, ce peut tout de même devenir problématique arrivé à un certain âge. S’il mange moins de 20 aliments, un enfant de plus de 5 ans sera considéré comme ayant un problème de sélectivité alimentaire.

Ce peut être lié à la texture des aliments en bouche, ce qui peut nécessiter des interventions de la part d’un ergothérapeute. Ce peut aussi être de nature psychologique comme une certaine peur de la nourriture qu’il aura à surmonter, ou encore la recherche d’autonomie ou des changements au niveau de l’humeur.

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Psycho

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