La moitié des enfants québécois victime de violence parentale.

Publié le 23 Novembre 2016

 

 

 

 

 

Un enfant sur deux est victime de violence à la maison selon les données colligées par le tout premier rapport de l'Observatoire des tout-petits, dont les chiffres et les conclusions ont été dévoilés lundi matin.

La statistique est énorme et fait jaser. Parmi les gestes reprochés: pincer l'enfant, lui taper les fesses à mains nues, taper les bras, les jambes, faire des remontrances. Selon Stéphanie Deslauriers, psychoéducatrice, il s'agit de formes d'agression physique, mais elle avoue néanmoins que le mot «violence» fait peur.

«Quand on pense à violence, on pense d'habitude à des gestes plus intenses, des abus physiques répétés», explique la spécialiste à 100% Nouvelles sur les ondes de LCN.

Une petite claque donnée à un enfant impoli, insolent qui n'est pas capable de se contrôler est considérée comme une violence mineure selon l'Observatoire des tout-petits. Cela dit, elle indique que des gestes punitifs auprès des enfants ne fonctionnent pas à long terme et ne sont pas recommandés. Elle précise également qu'il faut faire la différence entre «ça m'est arrivé une fois versus j'utilise ça systématiquement».

Elle suggère aux parents de par exemple donner des délais aux enfants, les prévenir de ce qui s'en vient, le placer en retrait dans sa chambre pour le calmer, lui retirer un jouet qu'il aime pour lui faire comprendre les conséquences d'un geste.

«Souvent, les parents vont utiliser la fessée parce qu'ils n'ont plus d'alternatives et qu'ils sentent qu'ils perdent le contrôle, et quand on perd le contrôle, c'est là qu'il y a le plus de risques d'abus», ajoute la psychoéducatrice.

 

 

 

MAL NUTRITION ET PROBLÈME DE LOGEMENT

La violence n'est pas la seule problématique qu'aborde le portrait de l'Observatoire.
«Le logement, l'alimentation et la sécurité affective sont des besoins de base qui doivent être comblés pour favoriser le développement des tout-petits. Or, selon les données disponibles, ce n'est pas le cas pour une bonne proportion d'enfants », explique Fannie Dagenais, directrice de l'Observatoire des tout-petits, dans un communiqué.

Une famille sur cinq occupe un logement qui représente une charge financière supérieure aux revenus du ménage.

«Les pressions économiques que subissent les familles se répercutent également sur leur alimentation. En 2014, environ 8% des familles ayant des enfants âgés de moins de 6 ans étaient en situation d'insécurité alimentaire», mentionne le rapport.

La moitié des enfants québécois victime de violence parentale.

Rédigé par Régis Baillargeon

Publié dans #Psycho

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